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Instauré sous sa forme actuelle par Napoléon Bonaparte, le baccalauréat a vu passer des dizaines de générations d’élèves anxieux. Un stress qui a parfois poussé les candidats à prendre des décisions absurdes.

Le baccalauréat commence aujourd’hui avec l’épreuve de Philosophie, et pour bien démarrer la semaine, retour sur cinq histoires insolites qui, de mémoire de surveillants, ont marqué en profondeur les annales du pire du bac.

2004, une année à marquer au fer rouge…

… ou à l’encre de Chine. Lors de cette session, dans l’académie de Marseille, un candidat a eu l’idée pour le moins marquante de se faire tatouer une partie de son cours de physique-chimie sur l’avant-bras.

Malheureusement pour lui, le surveillant a découvert la supercherie. Il sera interdit d’examen pendant cinq ans, et passera le reste de sa vie avec des formules abstraites inscrites sur le corps.

20/20 pour tout le monde

Il faisait bon de passer son bac en 1982 en Haute-Normandie. Onze professeurs en colère ont décidé d’accorder la note maximale à tous leurs élèves. Par ce geste, ils entendaient dénoncer les excès du jury de l’année précédente qui attribué de si mauvaises notes que la moitié des copies dont il avait la charge ne dépassait pas 6/20. Malheureusement, leur coup de force n’a pas fonctionné: les copies ont été corrigés par d’autres correcteurs et les élèves ont attendu leurs notes plus longtemps que leurs camarades.

Ca vole bas

En juin 2009, quelques jours avant le début des épreuves, trois élèves de terminale du lycée Romain-Rolland à Argenteuil (Val d’Oise) se lancent dans une expédition nocturne avec pour objectif de dérober les sujets du bac qu’ils pensent être dans le bureau de la proviseure.

Manque de chance, les sujets ne s’y trouvent pas. Cerise sur le gâteau, nos trois cambrioleurs en herbe se font repérer par la gardienne de l’établissement, ce qui leur vaudra un passage en garde à vue. Et le droit de ne plus recommencer.

Les profs aussi trichent

Les résultats au bac ne sont pas attendus avec fébrilité uniquement par les élèves. Les chefs d’établissements et les professeurs scrutent également attentivement les moyennes. Parfois un peu trop. En 2002, la hausse spectaculaire des résultats de la filière S d’un lycée parisien intrigue les autorités. De 20% de réussite en 2000, ils passent à 57% en 2001 et à 75% en 2002. Une hausse qui correspond au passage de l’établissement en centre d’examen.

Après enquête, la direction du lycée reconnaît avoir ouvert les sujets avant le jour des épreuves « pour voir s’il n’y avait pas d’erreur ». Une pratique strictement interdite. Dans le rapport de l’inspection académique, on rapporte aussi que des cours supplémentaires ont été dispensés quelques jours avant les épreuves de math et de physique.

Usurpation volontaire d’identité

Qui n’a jamais rêvé d’envoyer un crack en maths ou un philosophe dans l’âme à sa place pour éviter le gadin? C’est ce qu’a tenté de faire Karim, lycéen au Sacré Coeur de Rouen, le 21 juin 2012. Il a envoyé son ami Jamel, diplômé d’un master en maths, à sa place. Mais la supercherie a rapidement été repérée par le surveillant qui a noté que la carte d’identité ne correspondait pas au candidat.

Une fois repéré, l’usurpateur volontaire s’est enfermé dans les toilettes de l’établissement avant de se faire déloger par les autorités. Jugés en septembre dernier pour usurpation d’identité, les deux compères sont condamnés à 105 heures de travaux d’intérêt général pour Jamel et trois mois de prison avec sursis pour Karim.

Merci l’Express!

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