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Article incroyable publié sur Le Monde Blogs, mettant en évidence l’évolution des virus et des bactéries. Vraiment fascinant, je ne comprends pas comment j’ai pu détester la bio… Prenez 5 min pour le lire!

Dans la nature, les principaux ennemis des bactéries ne sont pas les antibiotiques, mais les bactériophages (ou phages). Dix fois plus nombreux que les bactéries, ils ne s’en prennent qu’à elles. Comme on peut le voir sur les photographies ci-dessus prises à l’aide d’un microscope, les phages ont la plupart du temps une forme de champignon : la tête contient le matériel génétique du virus, qui est injecté dans la bactérie par le pied. Lorsqu’ils rencontrent leurs proies, « les phages les infectent et se multiplient en utilisant le matériel de leur hôte. Puis ils détruisent la paroi de la bactérie pour se libérer, prêts à attaquer de nouvelles bactéries. Un cycle complet se déroule très rapidement, de quelques minutes à une heure. »

Sous la pression constante des phages, les bactéries ont développé de nombreuses stratégies de défense. Certaines ont ainsi procédé à des modifications de leur surface pour barrer l’entrée aux virus. D’autres bactéries s’en prennent au matériel génétique des virus et l’empêchent d’exécuter le programme de réplication. Mais la stratégie probablement la plus fascinante est celle du hara-kiri. Chez certaines espèces, la bactérie infectée va se suicider en s’empoisonnant. Concrètement, elle a à sa disposition un système toxine-antitoxine : elle fabrique à la fois un poison ainsi qu’un antidote qui le neutralise. Quand elle est attaquée par un virus, la bactérie « relâche » la toxine et meurt. Ce geste est considéré comme « altruiste » par les biologistes car s’il mène au décès de l’individu, il protège la collectivité bactérienne dans la mesure où le virus ne pourra se dupliquer dans la cellule morte.

Mais les bactéries ne sont pas les seules à évoluer. Dans ce qui s’apparente à une course aux armements, les virus ne restent pas inactifs. Ainsi, une équipe de chercheurs britanniques et néo-zélandais vient-elle de publier en octobre, dans la revue PLoS Genetics, une étude montrant l’incroyable parade à la technique du hara-kiri qu’a trouvée un virus nommé Phi-TE . La bactérie qu’il infecte s’appelle Pectobacterium atrosepticum. C’est un agent pathogène pour de nombreuses plantes et elle provoque notamment la jambe noire, une maladie de la pomme de terre. Ayant remarqué que certains spécimens de Phi-TE parvenaient à sortir de Pectobacterium atrosepticum après l’avoir infecté, les auteurs de l’article sont allés y voir de plus près. Et ils se sont aperçus que ces phages mutants synthétisaient une imitation très réussie de l’antidote, ce qui empêchait la toxine d’agir. La bactérie était sauvée du suicide mais, bien évidemment, ce sauvetage n’arrangeait pas ses affaires puisqu’il n’était que provisoire : le but de la manœuvre était de maintenir la bactérie en vie le temps que Phi-TE se multiplie et parte ensuite à l’assaut de la colonie.

Comme l’explique un des auteurs de l’étude, George Salmond (université de Cambridge), « ce travail met en lumière le monde incroyablement dynamique de la co-évolution entre les bactéries et leurs virus ». Au cours de leurs recherches, les biologistes se sont également aperçus que, non contents de contrecarrer la stratégie « suicidaire » des bactéries, les phages étaient capables de mieux encore. Les chercheurs ont en effet constaté que certains virus pouvaient prélever, dans le matériel génétique de leurs proies, l’ADN encodant le système de défense toxine-antitoxine et le transplanter chez d’autres hôtes. Histoire de leur apprendre à se défendre contre… des virus concurrents de Phi-TE , ce que les biologistes ont appelé une « infection altruiste ». Ce ne sera pas la première fois dans l’histoire qu’un protagoniste arme son meilleur adversaire contre un autre ennemi…

Lu sur Le Monde – Blogs (Article complet ici) et partagé par Charles©!

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Top 4 – Greg Gage

Greg Gage is a Neuroscientist and co-founder of Backyard Brains, an organization teaching kids and amateurs neuroscience through hands-on experiments to see and hear brain signals from living neurons and also via robotic control of ordinary cockroaches. He’s also a TED Fellow.

The way he reveals neuroscience to school kids is through the SpikerBox, a small rig that helps kids understand the electrical impulses that control the nervous system. He’s passionate about helping students understand how our brains and our neurons work, because as he says, we still know very little about how the brain works — and we need to start inspiring kids early to want to know more.

The inspiration for Greg’s work as an educator came from a realization that the advanced equipment he used as a PhD student could be made at home for a fraction of the price, in less than a day.

 

 

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This Monday I have been lucky enough to attend the TEDxBrussels 2012 Conference at BOZAR Museum.

I use the term lucky as it was an incredible « concours de circonstances » (just unsuccessfully tried to Google-Translate this term, so if you do not speak French, « tant pis pour vous! ») that led me to have a VIP ticket from Accenture, won on internet by a high school friend from Solvay Business School (Merci Philip!).

An unfortunate turn of events later and over dinner he tells me he cannot go, has to stay at work on Monday, and cannot find anyone interested in his ticket. So there I was, sending a last minute email to my boss on a Sunday afternoon, « could I please please please take my day off tomorrow and assist to the conference »!

« Bref », 8am the next morning, there I am, sitting on the first row of the BOZAR theater, waiting for Steve Wozniak to open the day. Classic. Can’t believe there was a time when I hated Mondays!

So, as TED is all about sharing, I am going to post here my top-5 speeches from TEDxBrussels.

Top 1 – Zoe Laughling

Artist and maker Zoe Laughlin is a co-founder/director of the Institute of Making and the Materials Library project. She holds an MA from Central Saint Martin’s College of Art and Design and obtained a PhD in Materials within the Division of Engineering, King’s College London.

 

Working at the interface of the science, art, craft and design of materials, her work ranges from formal experiments with matter, to materials consultancy and large-scale public exhibitions and events with partners including Tate Modern, the Hayward Gallery, the V&A and the Wellcome Collection. Her particular areas of interest are currently The Sound of Materials, The Taste of Materials and The Performativity of Matter, with outputs ranging from theatrical demonstration lectures to the making of instruments and features on both radio and television.

 

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La science est-elle de l’art? Pour Albert Floch, la réponse est évidente: Oui!
Ce professeur de l’Université de Washington a réalisé des clichés issus de ses travaux en microbiologie depuis 1994.

Pour voir ses photos et son travail, cliquez ICI, et voila ci dessous une photo qui s’intitutle « Orange and Purple Cells partying in the islands at night ».

Bah oui, pourquoi les micro-organismes n’auraient pas le droit, aussi, de faire la fête ?!

 

Authors: Anna Tourovskaia and Albert Folch (Univ. of Washington, Bioeng. Dept.)

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